La cité de Nyamilima, située dans le groupement de Binza, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, vit depuis plusieurs jours dans la peur à la suite de la présence d’un éléphant en divagation.
Selon des sources locales mentionnées par la rédaction DESK NATURE.COM, l’animal sauvage serait à l’origine de plusieurs incidents dramatiques. La semaine dernière déjà, deux personnes ont perdu la vie et une autre a été blessée lors d’attaques attribuées au pachyderme.
Les dégâts se sont poursuivis cette semaine, tant sur le plan humain qu’agricole. La dernière victime est un cultivateur d’environ 33 ans, tué mercredi 18 février dans la zone champêtre de Visoso alors qu’il travaillait dans son champ. D’après un membre de sa famille, il a succombé à ses blessures durant son transfert vers une structure sanitaire.
Un proche raconte que la victime avait aperçu des éléphants à distance, sans réaliser qu’un autre se trouvait derrière lui. L’animal l’aurait surpris avant de l’attaquer mortellement.
Au-delà des pertes humaines, l’éléphant détruit également d’importantes superficies agricoles, aggravant la précarité des ménages vivant essentiellement de l’agriculture. Plusieurs champs ont été ravagés, compromettant les récoltes et les moyens de subsistance des habitants.
La psychose s’installe progressivement dans la zone, poussant de nombreux agriculteurs à limiter leurs déplacements vers les terres cultivables par crainte de nouvelles attaques.
Ces événements surviennent alors que, depuis plusieurs jours, les habitants alertaient sur la présence répétée d’éléphants dans les zones riveraines du Parc national des Virunga. Ils avaient sollicité une intervention urgente de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) afin d’encadrer ces espèces protégées et prévenir d’autres drames.
La population appelle désormais à des mesures rapides pour sécuriser les villages et protéger les agriculteurs, tout en garantissant la gestion responsable de la faune sauvage.
Abdoul Madjid Koyakele

